Archive for février 2011

Anass, Hatim, Hamza

février 28, 2011

Il m’a fallu 1h00 au mythique café Hafa, et trois thés à la menthe pour oser aller aborder Anass, Hatim et Hamza, tranquillement occupé à improviser un petit concert de musique arabo-andalouse sur la terrasse surplombant la mer. C’est donc rougissante, balbutiante et maladroite que je suis allée leur parler. Il faut savoir qu’à Tanger, tout le monde parle trois langues minimum, l’arabe, le français et l’espagnol, et couramment s’il vous plaît. Anass, à gauche joue de la guitare en amateur, il est ingénieur informaticien, aujourd’hui c’est dimanche, il en profite donc pour rejoindre ses amis de longue date, Hatim au milieu, chanteur et commercial et Hamza, le joueur de Oud, dans la vente lui aussi. Tout trois sont de vrais Tangérois, ce qui devient de plus en plus rare dans cette ville qui accueille des gens venant de l’Afrique comme de l’Europe. Ils habitent tous près du centre et se retrouvent souvent ici, pour jouer de la musique. Si Hamza s’inspire de la musique arabe ancestrale, Anass avoue un penchant pour les chanteurs des années 70 comme Aznavour par exemple. Au milieu, Hatim accompagne de sa douce voix le trio. Incapable de resister, je leur parle du métro et leur demande comment ils se déplacent ici, en fait, ils prennent tous les "petits taxis" pas cher, ce sont de vieilles Fiats que l’on voit circuler dans la ville nuit et jour, 24h sur 24, 7j sur 7. Ici, pas besoin de psychologue c’est dans le taxi qu’on règle ses histoires et il n’est pas surprenant de voir le chauffeur vous confier ses problèmes de famille. Dans ces cas là, la politesse veut que l’on écoute mais que l’on donne son avis aussi ! Maintenant au lieu de parler, Anass et ses amis nous font écouter leur musique, allant même jusqu’à offrir un morceau à Mr S, algérien, qu’il est sensé connaître ! Je ne regrette absolument pas d’être allée leur parler, on a passé un moment inoubliable ! Au moment de la photo, fou rire: Anass a une tête de psychopathe ! Un cliché plus loin, tout va mieux. Merci Anass, merci Hatim, merci Hamza !

Ps: Je n’arrive pas à poster la vidéo et je dois filer, mais je vais y aller très vite !

Simon et Marie

février 25, 2011

Je montais dans le métro, pas très motivée à l’idée de prendre mon service de nuit et les sens en alerte comme chaque fois lorsque les wagons sont vides et qu’il y a marqué "proie facile, méchants en tout genre allez y franco" sur mon front. C’est alors que j’ai entendu un truc comme "ouuuh cokeldikoldou, youdoulouwwwi no reaaallli louwi doulo", un couple, sur la ligne 9 à mairie de montreuil, un couple qui parle comme lui mais en beaucoup plus vite ! En fait, il s’agit de Marie, qui est française et Simon qui est anglais, il faut dire Symone. Marie parle tellement bien anglais que je n’avais pas du tout remarqué q’elle était expatriée dans un "trou paumé du fin fond de l’Angleterre" accrochez vous: Barrow – in – Furness dans le comté de Cumbria. Je leur ai demandé s’il y avait des concours de légumes comme dans Wallace et Gromit mais c’est plutôt une petite ville dans une région industrielle. Marie et Simon se sont rencontré au pub, pendant un concert de rock, un ami de Marie a demandé une cigarette à Simon qui est tombé amoureux de Marie, qui n’est pas tout de suite tombée amoureuse de Simon mais après si en fait. Dans la vie Simon est assistant de vie d’un vieux monsieur paralysé, qui ne peut même pas parler, mais ça ne les empêche pas de se dire pleins de choses et de tisser des liens plus étroits chaque jour. Même qu’ils s’insultent parfois mais là je ne suis pas bien sûre d’avoir compris (si ça se trouve il a dit qu’ils s’adoraient). Marie, elle, étudie l’anglais. Pour eux, il est temps maintenant de venir habiter en France, Marie ne s’est pas fait tant de potes que ça dans le fin fond du trou paumé du monde de l’Angleterre et Simon est amoureux de la France. Alors cette semaine, Marie a pris son courage à deux mains et présenté pour la première fois de sa vie son petit ami à ses parents qui sont aux anges évidemment. Il faut aussi absolument que je vous parle de la passion de Simon, il joue au Snooker ! Vous avez déjà entendu paler du snooker? C’est un genre de billard pour homme seulement même si des fois les femmes peuvent jouer. Marie, elle, préfère me raconter comment elle est tombée trois fois du strapontin quand elle avait 12 ans, et du coup je lui raconte comment je me suis retrouvée en slip dans le métro et sans que je m’en sois rendue compte, j’ai failli louper ma station ! Ah j’aime tellement ce jeu des rencontres ! Merci Marie ! Merci Simon !

Ps: Demain je suis à Tanger, ça vous dit des portraits à l’aéroport et dans le bus qui mène de Tanger à Tétouan? Ou le train de Rabat à Fes Meknes?

Haruhiko

février 23, 2011

Haruhiko, le fils du soleil en japonais. J’ai bien de la chance de rencontrer le fils du soleil dans le métro car il ne sort quasiment jamais de chez lui, deux fois par an chez Tang pour acheter des produits asiatiques et trois fois par an aux puces de Montreuil pour aller chercher un patron de tissu qui servira à tailler un costume. En effet Haruhiko Sunagawa, fils du soleil et artiste peintre sculpteur , 64 ans, obsédé par la ligne droite et la diamétrale, a certains principes. Dans la vie, soit on décide de s’insérer pleinement dans la société, on respecte les règles, on contribue à son évolution, on participe, soit on décide de se rebeller, on combat, on change les choses, on lutte, on marche à contre courant, soit "on reste un outsider". On décide alors de dépendre le moins possible de ce monde qui nous entoure et que nous n’avons pas choisi, on observe, on contemple et si on tire des conclusions, on les garde pour soi ou on les exprime ailleurs. Ainsi l’art de Haruhiko ne représente pas le regard qu’il porte sur ses pairs, ni sur le monde, il s’efforce de ne pas laisser de message. Sur son passé, Haruhiko reste peu loquace, il concède qu’il n’a pas toujours respecté sa devise, et qu’à Tokyo il était même plutôt engagé, mais il s’agit de sa première vie, qu’il a quitté il y a 40 ans. A 24 ans, il est monté dans un bateau en partance pour la Russie au port de Yokohama, il a ensuite pris le Transibérien jsuqu’à Moscou, de là, il est parti en avion à Helsinki ou il est resté 6 mois, mais son but, secret, était de devenir un artiste, à tout prix, il avait des idées, des intuitions fines comme  des toiles d’araignées, mais pas de technique. Alors il est parti pour Londres et pendant deux ans, il a suivi les cours du soir aux beaux arts et travaillé dans la restauration car les rêves ont un prix. Aux beaux arts, son professeur lui a conseillé de partir soit à Paris, soit à New York, les deux seules villes ou en temps de crise (1972) il était encore possible de devenir un grand artiste. C’est ainsi que Haruhiko aujourd’hui mondialement reconnu est arrivé il y a 35 ans dans notre ville, jeune et déterminé à prouver que la ligne droite n’existe pas dans la nature (je plaisante un peu). Aujourd’hui il travaille avec Denise Renée, 94 ans, qui tient la galerie du même nom depuis 1945! Il faudrait presque que je consacre un nouveau portrait à cette femme pour que vous puissiez comprendre mais j’ai peur que votre patron vous vire, que votre mère vous tue ou que votre petit ami vous quitte parce que ça fait une heure que vous êtes sur cet article. En tout cas, au moment de la photo, Haruhiko me sort ses lunettes noirs et me dit: "Clochard japonais", non non Haruhiko, Rock Star, Rock Star ! Merci Haruhiko !

Rabi

février 21, 2011

Rabi est styliste pour la marque Ly Adams un créateur de vêtements pour homme. Cela fait un an et demi qu’il travaille pour la marque, avant il était étudiant chez Forma Mode. Depuis l’adolescence, il aime la mode, et même si ses influences et ses goûts changent, il a toujours suivi ses envies et son instinct pour se créer un style bien à lui. Rabi est un grand admirateur de feu Mr Yves Saint Laurent, son oeil sur le monde, son amour des contradictions (populariser le blouson noir et inventer le smoking pour femme), ou encore de Balanciaga "les modes et les créateurs défilent mais on sent dans chacun l’influence des maîtres". Quand il ne travaille pas, il aime flâner, revoir les fonds permanents du musée du Louvre, acheter des bouquins, voir des amis "plutôt normal quoi". S’il n’était pas styliste, Rabi serait Footballeur ! Il a joué jusqu’à l’adolescence à un plutôt bon niveau, il était milieu de terrain (maillot nr 10 ou nr 6, je n’y connais rien c’est mon coloc de la norules le pro du ballon rond, si je dis ça il faut aussi que je précise que Mr S aussi sinon il va être vexé et on va se taper trois heures de canal football club, ceci est un message subliminal). Rabi quand à lui, prend le métro tout les jours, il constate que depuis le début de la crise on voit de plus en plus de sdf dans le métro, c’est plutôt triste. L’heure de la séance photo est venu, j’aime beaucoup le bleu de son écharpe, pas vous? Merci Rabi !

Ps: Oh ! un article bien fait et rigolo ! j’ai une tête de lapin tétanisé par les phares mais tant pis, en vrai je suis beaucoup mieux (héhé égo quand tu nous tiens) http://www.fluctuat.net/blog/27756-Comment-devenir-un-e-inconnu-e-du-metro-de-Marie-Dinkle-

Guy

février 16, 2011

"Mon prénom commence par G, allez, allez, devinez, c’est tout court, tout petit, mais siiii allez devinez". Bon après Gaston, Gaël, Gérard, Gontrand, j’ai fini par apprendre que quand on a prénom court qui commence par G, on s’appelle Guy. Et Guy me prévient d’emblée, il veut bien que je le prenne en photo mais pour les questions il n’a pas trop trop envie de parler. Avant, il travaillait dans l’imprimerie mais maintenant il est à la retraite, enfin il a 84 ans donc bon, ça fait déjà un moment. Attention, n’allez pas croire que Guy soit un vieillard grabataire, c’est un pro de la bagarre ! Il y a quelques années seulement, Guy était sur la ligne 4 à la station Strasbourg Saint Denis, il y avait du monde sur le quai et il a senti une main se saisir d’une petite liasse de billet qu’il avait dans la poche arrière de son pantalon, ni une ni deux Guy lui a collé sa main dans la figure, le petit jeune a eu tellement peur qu’il a tout lâché, Guy a ramassé son argent: "je ne pense pas avoir vraiment eu le temps de réfléchir, j’ai réagi instinctivement". Bon ne vous inquiétez pas, Guy ce n’est pas non plus un mec du 9-3, la petite blessure que vous voyez sur son front c’est dû à un "dommage collatéral" comme il me dit, une infirmière a voulu lui donner une trop grosse dose de médoc, il n’était pas d’accord mais quand il a voulu se lever, sa tête a tourné et il est tombé par terre. La, il rentre chez lui à Joinville et il lit Le Figaro Littéraire. Il a beaucoup lu, toute sa vie, il aime Céline "malgré la controverse" et Raymond Queneau. Guy a une devise dans la vie: "L’ordre dans l’anarchie", ça le fait beaucoup rire de voir ma tête un peu ahurie, ça veut dire que les humains doivent être assez évolué pour ne pas faire de mal à leur semblables tout en gardant en tête qu’il y a des combats à mener contre les choses qui leur semblent injustement établies. Merci Guy !

Tres Vieja Senora

février 14, 2011

Je reviens de Barcelone, sous le charme, c’est une ville surprenante vraiment, un peu décalée, moi qui ne jure que par Berlin depuis quelques années, enterrant au passage le reste de l’Europe, je suis conquise. Par contre j’ai compris mon malheur dans le métro, je ne parle pas un traître mot de spanish, et, eux, ils ne parlent pas vraiment anglais ! J’ai dû abandonner l’idée, parce que sinon, j’aurai passé mes deux précieux jours dans le métro au lieu découvrir la ville.

J’ai eu envie de vous montrer ces deux photos, parce que mises côtes à côtes elles sont vraiment complémentaires. Les trois vieilles dames, profitaient du soleil dans le quartier de Barceloneta, près du bord de mer, elles parlaient à tort et à travers, chaussons aux pieds, je suis sûre que tout le monde en prenait pour son grade et surtout qu’elles savouraient l’instant présent. Je sais bien que la vie ne ressemble pas à une publicité pour Nutella, mais tout de même certaines personnes vous rassurent sur la vieillesse, comme quand on croise de très vieux amoureux, un jour comme ça dans le métro justement, il y avait une vieille dame assise sur les genoux de son mari et c’était formidable !

Et puis, je me baladais près du Palau de la Musica quand tout à coup, je me suis arrêtée devant cette vitrine en me disant "ah oui tient les nouvelles collections, mais… mais… attends une minute, mais…. ce sont des petites filles !!!!" c’est la collection printemps été ENFANTINE! Qu’est ce qu’il y a d’enfantin là-dedans peut on m’expliquer? Cette vitrine est horrible, quand j’étais petite, j’ai eu une chapska rose et marron, fluo. Quand j’étais petite, j’ai eu des collants jaunes, quand j’étais petite, j’ai eu une polaire moche, quand j’étais petite, j’ai eu le droit d’avoir mauvais goût et j’ai eu le droit de ne pas être habillée comme ma mère, c’est ce pour quoi les pédo-psychiatres se sont battus, pour que l’enfant ne soit pas un adulte miniature. J’espère que dans 70 ans, les petites filles que leurs mamans auront habillé ainsi oseront sortir en chaussons bleus canard, avec une jupe à pois et des cheveux mauves. Comparés à cette vitrine, ces vieilles dames m’ont l’air Oh combien plus proche de l’enfance !

Voilà pardon pour ce roman fleuve, je vous embrasse et je vous dis à demain dans le métro !

Virginie

février 10, 2011

Virginie est journaliste pour Fluctuat, un site internet de tendances et d’actualités, elle s’occupe de la rubrique société. Elle m’a contacté pour faire une interview et j’ai pensé qu’il serait marrant pour elle d’inverser les rôles. Virginie est devenue journaliste après un master en info-com. Originaire de Charente, près de Cognac, elle a d’abord été à l’université à Bezier avant de partir pour Montpellier puis Nantes, sa ville préférée. Mais Paris est une étape obligatoire dans la vie d’une journaliste de 22 ans qui débute et pour l’instant elle occupe la maison que possède son père, à Lagny sur Marne. Pas évident dans ses conditions de profiter de la vie Parisienne, pour l’instant c’est plutôt rer-métro-boulot-dodo. N’empêche qu’elle a retrouvé de nombreux autres étudiants de son master venus comme elle tenter leur chance à la capitale. Le week end dernier par exemple, ils ont fait une soirée "gazs hilarants" chez l’un d’entre eux qui a la chance d’habiter Paris intra muros. Sinon elle adore lire, en ce moment c’est la biographie d’Edgar Allan Poe, ses lectures lui ont même valu quelques aventures cocasses. Par exemple un jour, dans le métro elle a croisé le regard d’un beau jeune homme noir, en costard dreadlocks. Un peu plus tard dans le couloir, il finit par l’aborder et par obtenir son numéro. Elle tenait à la main un livre sur les procès d’Eichmann et de Nuremberg quelques heures plus tard, elle reçoit un texto: "alors en fait, t’aimes les nazis". J’ai trouvé ça hilarant jusqu’à ce qu’elle m’explique que le mec était super sérieux et que cette bêtise mêlée à un espèce de premier degré primaire l’a vraiment refroidie. Maintenant que vous connaissez un peu mieux Virginie n’hésitez pas à aller lire ses chroniques ! Merci Virginie !

Ps: Je pars demain à Barcelone, je suis vraiment impatiente ! Youpi !

Annie

février 8, 2011

Annie regardait un panneau sur la République, fille de l’empire. Elle lisait un passage sur les "magasins réunis" et était plongée dans ses souvenirs. Quand elle était petite fille, elle allait faire du lèche vitrine et des achats avec sa mère, aujourd’hui à République à la place de l’ancienne enseigne, sorte de Bon Marché, il y a un habitat, les temps changent ! Annie a 66 ans ET DEMI, elle prononce le et demi avec un petit gloussement, parce qu’elle y tient, mais à l’inverse des enfants, c’est pour bien préciser que les 67 ans ne sont pas encore la ! Autrefois enseignante, elle continue à donner quelques cours à des enfants et des adultes. Elle a décidé qu’elle ne s’arrêterait jamais d’enseigner depuis le jour ou elle a appris à lire à une agent d’entretien italienne qui avait caché à tout le monde qu’elle était analphabète. Pour ne pas être démasquée, elle apprenait tout par coeur, avec une rapidité et une intelligence finalement surprenante. A la fin du long et difficile apprentissage, la jeune femme lui a dit: "Je ne lirais jamais comme une princesse, mais au moins je comprends ce qu’il se passe". Quand je lui demande ce qu’elle fait quand elle n’enseigne pas, Annie glousse à nouveau, et cette fois le gloussement se transforme en éclat de rire: "Ce que je fais?? je suis prise au piège !". Alors voilà, Annie, actuellement héberge 18 chats dans sa petite maison. Elle s’est fait avoir il y a maintenant 7 ans, sa voisine accueillait alors 21 chats, quand elle est morte, son mari les a laissé s’échapper dans la nature, les voisins de quartiers excédés ont décidé d’empoisonner les chats ! Prise de pitié elle en a recueilli quelques uns et avec quelques autres bonnes âmes voisines les a soigné à ses frais. Depuis pas une semaine sans que quelqu’un ne lui parle d’un chat à sauver, alors de fil en aiguille, Annie s’est retrouvé dans cette situation, son mari "subit" un peu mais après tout "Oh ben flûte, il fait bien de la musique". Pour finir, Annie aimerait bien que les gens apprennent à s’écouter les uns les autres, sinon "nous ne serions pas en train d’avoir cette petite conversation n’est ce  pas?" Merci Annie !

No Rules Corp

février 8, 2011

Je sais, je sais, c’est un peu à la dernière minute que je vous préviens …. Vous avez été nombreux à féliciter EvaZé, mon amie et géniale colocataire qui fait si bien les lasagnes, pour la bannière du site (une nouvelle pointera bientôt le bout de son nez) ou Mkid, qui a composé un morceau rien que pour le site.  Je ne sais pas si vous savez qu’eux et moi faisons partie d’un collectif d’artistes, la No Rules Corp, venant de divers horizons (street art, graphisme, vidéo, peinture, musique). Moi j’y suis surtout parce que je suis de toutes les fêtes et parce que je suis l’amoureuse de Kaos, un des membres fondateurs. Et ce soir OH JOIE, c’est le vernissage d’une belle exposition autour du street art ! L’occasion pour vous de découvrir le travail de mes amis mais aussi de nombreux autres artistes, et si vous loupez le vernissage vous pourrez toujours y retourner dès demain, alors, ça vous dit de boire un verre à leur santé? J’y serais vers 20h00 ! Pour avoir un avant goût de leur talent, rendez vous sur notre site, http://www.norulescorp.com/ ! A demain dans le métro !

Lucie

février 8, 2011

Je sors à peine d’une grippe, je ne suis pas très en forme, à vrai dire, je suis crevée et j’ai un peu de mal à trouver mes mots. Du coup, imaginez mon soulagement, à la vue de cette photo. De temps en temps on sait qu’on a une bonne photo et c’est justement quand on a moins envie de mots. La, Lucie regarde son amie, c’est à la fin de notre conversation, je n’avais pas du tout vu qu’elle était là cette amie, et soudain dans ce regard et ce sourire il y a l’idée que "oui, on est en train de faire un truc un peu bizarre, on se parle alors qu’on se connaît pas, on fait des photos, on est pas habitué mais toi, toi je te connais alors je peux t’offrir ce regard et ce sourire". Le reste c’est vraiment accessoire en fait mais je vais quand même vous le raconter. Lucie a 26 ans et elle rentre chez elle, en Bretagne, elle est sage femme, et elle vient de signer un contrat de volontariat avec Médecins sans Frontière. Bientôt, elle va être appelé pour une mission. Elle a déjà travaillé dans les DOM TOM, et maintenant elle ne sait pas ou elle ira mais ce sera loin, bien loin d’ici. Quand elle vient ici, elle prend le métro et elle déplore le fait que les gens ne se regardent pas, tiens, justement. "Les gens vont du point A au point B, et ils sont là avec leur iphone". Je suppose que là ou elle ira, assurément il y aura d’autres horizons. Merci Lucie !


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