Haruhiko, le fils du soleil en japonais. J’ai bien de la chance de rencontrer le fils du soleil dans le métro car il ne sort quasiment jamais de chez lui, deux fois par an chez Tang pour acheter des produits asiatiques et trois fois par an aux puces de Montreuil pour aller chercher un patron de tissu qui servira à tailler un costume. En effet Haruhiko Sunagawa, fils du soleil et artiste peintre sculpteur , 64 ans, obsédé par la ligne droite et la diamétrale, a certains principes. Dans la vie, soit on décide de s’insérer pleinement dans la société, on respecte les règles, on contribue à son évolution, on participe, soit on décide de se rebeller, on combat, on change les choses, on lutte, on marche à contre courant, soit "on reste un outsider". On décide alors de dépendre le moins possible de ce monde qui nous entoure et que nous n’avons pas choisi, on observe, on contemple et si on tire des conclusions, on les garde pour soi ou on les exprime ailleurs. Ainsi l’art de Haruhiko ne représente pas le regard qu’il porte sur ses pairs, ni sur le monde, il s’efforce de ne pas laisser de message. Sur son passé, Haruhiko reste peu loquace, il concède qu’il n’a pas toujours respecté sa devise, et qu’à Tokyo il était même plutôt engagé, mais il s’agit de sa première vie, qu’il a quitté il y a 40 ans. A 24 ans, il est monté dans un bateau en partance pour la Russie au port de Yokohama, il a ensuite pris le Transibérien jsuqu’à Moscou, de là, il est parti en avion à Helsinki ou il est resté 6 mois, mais son but, secret, était de devenir un artiste, à tout prix, il avait des idées, des intuitions fines comme des toiles d’araignées, mais pas de technique. Alors il est parti pour Londres et pendant deux ans, il a suivi les cours du soir aux beaux arts et travaillé dans la restauration car les rêves ont un prix. Aux beaux arts, son professeur lui a conseillé de partir soit à Paris, soit à New York, les deux seules villes ou en temps de crise (1972) il était encore possible de devenir un grand artiste. C’est ainsi que Haruhiko aujourd’hui mondialement reconnu est arrivé il y a 35 ans dans notre ville, jeune et déterminé à prouver que la ligne droite n’existe pas dans la nature (je plaisante un peu). Aujourd’hui il travaille avec Denise Renée, 94 ans, qui tient la galerie du même nom depuis 1945! Il faudrait presque que je consacre un nouveau portrait à cette femme pour que vous puissiez comprendre mais j’ai peur que votre patron vous vire, que votre mère vous tue ou que votre petit ami vous quitte parce que ça fait une heure que vous êtes sur cet article. En tout cas, au moment de la photo, Haruhiko me sort ses lunettes noirs et me dit: "Clochard japonais", non non Haruhiko, Rock Star, Rock Star ! Merci Haruhiko !
février 23, 2011 à 1:01 |
"…que votre petit ami vous quitte parce que ça fait une heure que vous êtes sur cet article"
Les inconnus du métro ne sont ils destinés qu’aux femmes ? :p
Figure assez imposante que ce fils du soleil (et quelle chance de tomber sur autant de "gueules") !!
février 23, 2011 à 1:42 |
non non votre mère peut vous tuer, votre patron peut vous virer, il reste donc deux chances pour vous d’être un homme !)
février 23, 2011 à 2:14
Un poil hétérosexiste, vos commentaires : on peut être un garçon et se faire tuer par son petit ami
Chouette portrait en tout cas !
février 23, 2011 à 2:17
oui alors là je parlais plus pour moi en fait héhé !
février 25, 2011 à 4:51
….sauf si votre mère lit aussi la bio d’Haruhiko!
février 23, 2011 à 2:14 |
*pour faire chier*
Certains un des petits amis, sans pour autant être des femmes.
février 23, 2011 à 2:17
ouiiiii je sais rhaaaaa!
février 23, 2011 à 1:03 |
Encore un très bel instant ! Merci !
J’ai pris le métro plusieurs fois ces derniers mois… et je me disais, l’air de rien… : je vais peut-être devenir l’inconnue du métro du jour !!! yeah !!! Ligne discontinue et volontiers outsider.
février 23, 2011 à 2:01 |
belle rencontre !
février 23, 2011 à 2:03 |
Quelle classe ce Haruhiko!
Déjà qu’avant, me dire que derrière toutes ces têtes anonymes dans le métro se cachait une vie m’étourdissait, maintenant qu’on en a des fragments ici je trouve ca encore plus impressionnant O_O
février 23, 2011 à 2:08 |
ah la la Dans les années 70 j’en pinçais pour un co-étudiant Japonais aux Beaux Arts de Paris. Il avait les cheveux longs et une tache de café sur le front. Il ne parlait pas un mot de français mais on a fini par se parler en anglais. Se parler est un grand mot, il était très timide…et moi pareil! Je lui ai acheté un jour des gouttes pour les yeux parce qu’il avait les yeux qui pleuraient pour me remercier il m’a donné un grelot porte-bonheur et des ‘geta’ (sandales de bois). J’ ai complètement perdu sa trace alors je rêve! Et si c’était lui, dont je n’ai jamais su le nom!!!
février 23, 2011 à 2:10 |
a mon souvenir Cécile, il n’avait pas de tache sur le front à moins qu’elle ne soit cachée par son chapeau. En tout cas, il n’a pas internet, je suis sensée lui imprimer et lui poster ce portrait ! ou le déposer à sa galerie !
février 23, 2011 à 5:30 |
ça c’est d’la balle
février 23, 2011 à 5:53 |
Je ne trouve pas que passer une heure ou deux à lire ces petits articles me fais perdre mon temps, au contraire, c’est très agréable. Merci pour ces voyages rafraichissants.
février 23, 2011 à 6:05 |
Que de rencontres dans le métro, ça donne envie de venir à Paris plus souvent
février 23, 2011 à 6:52 |
Ah! se fils du soleil levant m’impressionne!
……avec toutes ses théories (que je ne comprends pas vraiment)car il me semble dans la réalité on fait toujours le choix le moins mauvais, sans vraiment atteindre l’idéal! Je ne pense pas qu’on peut se marginalisé en plein Paris! La société est partout!
…….comment quelqu’un qui a traversé la moité du monde peut s’enfermer dans un appartement?
…..et puis ce fils du soleil a un coté sombre?! Il se donne un air de mafioso! Attention!
Comment ça se dit fils de la lune en japonais?
Très mystérieux et déroutant! Merci Haruhiko, merci Marie!
février 23, 2011 à 10:39 |
Hahuriko, prononcé haricot, est un grand artiste en effet et je m’ étonne du commentaire de Rose qui voudrait que dans le métro il n’y ai que des banlieusards, des sdf, mais pas aussi l’ élite artistique ou autre.
Quant à Denise René, malgré sa petite taille c’est une grande dame de la vie artistique parisienne et ce depuis l’ après guerre.
Merci pour ce beau portrait énigmatique.
février 23, 2011 à 11:26 |
Que de belles rencontres et de beaux portraits, merci Marie pour votre regard.
http://www.galerie-la-ligne.ch/–bienvenue/les-artistes/sunagawa-haruhiko.html
février 24, 2011 à 7:56 |
Je suis un peu triste de réaliser que sans appareil photo et sans projet, je pourrais difficilement aller parler aux gens qui m’interpellent sans passer pour une folle … !
février 24, 2011 à 10:20 |
Mais non!
C’est toi qui se dit folle et qui se mets des batons dans les roues!
Essaie! y a rien à perdre, que à gagner!
Bon tu ne vas peut-être pas égaler Marie…..mais en route pour des nouvelles aventures!
février 24, 2011 à 8:16 |
こんにちは、マリーとビーン
バンザイ! 皇帝への千年! 長い生の大きい永遠の日本 ! サンの女神が不死であること!
友好的な豆、あなたは地下鉄でマリーに会うとは運がよいです。
私は、日本語で、あなたにこのサイトがそれを許すと書きます;けれどもそこに静かにする我々の同国人がままでいるほとんどがありません。
私に質問を許してください … あなたの姓は南部の大きい家族から来る沖縄に移住する. それは正確ですか?
我々は中国人のように見えます、あるいはベトナム語はこのステップ - ですか? 私はあなたのように見えるベトナム人を双子の兄弟として知っています。なぜなら彼の 余地 !
あなたの帽子は長谷川から来ますか? そしてあなたのめがねは同じく日本人、森ですか?
我々の間に、写真がしばしば青の飽和でここにあります。我々の間に、写真がしばしば青の飽和でここにあります。 それはあなたにギャングの私自身の一族の航空のを与えます。 あなたは東条の追従者を知っていますか?
もしあなたが左兄弟の組織を作るなら、中国とベトナムのバンド(細片)の上に注意を払ってください!特に入ったパリ13! タンとリーは武装させられて 非常に多くではないが、本当に良いです。
まあ私はあなたを置き残します、あなたはさらにここで日本語で私に答えることができます。 私の名前はアキラ・東条です。 私は「朝日新聞」で働きます。 私の入れ墨は勇敢な侍として、前左手の上に、帝国の菊です。
°
年配の婦人、
難しい消化力、
風のノイズ。
アキラ・東条。 2月24日、2011.
°
善人が友好的なビーンを息切れさせます!
幸運に友好的なマリー!
バンザイ! 長い生の大きい永遠の日本 !
mars 14, 2011 à 11:12 |
J’allais le dire!
février 24, 2011 à 11:20 |
Un article ciselé pour rendre homage à un sculteur.
Merci marie dinkle qui nous ferait presque croire que le métro parisien est le paradis sur terre.
février 24, 2011 à 5:09 |
bien entendu je voulais dire homMage et sculPteur
l’orthographe c’est de famille transmission chromosomique exclusivement paternelle (trés rare)
février 24, 2011 à 10:12
Merci papaours,
ouff! je ne suis pas toute seule à faire des fautes! En me lisant j’ai trouvé le se qui devait ëtre en ce. Chez moi ce ne sont pas les chromosomes, mais une tête de linotte.
février 24, 2011 à 1:07 |
Au contraire André, je pense qu’il faut se dire que la rencontre, elle est devant ta porte, où que tu sois, pas plus à Paris qu’ailleurs. Sinon la rencontre ne sera nulle-part.
février 25, 2011 à 6:08 |
Etes-vous au moins allée visiter sa galerie?
Baltha
février 25, 2011 à 9:24 |
ah non j’ai fait le portrait avant hier Baltha, entre temps, j’ai mon real job qui m’attends, pas vraiment le temps d’aller voir mais ce n’est que partie remise !
février 25, 2011 à 11:59 |
"Haruhiko, le fils du soleil en japonais"
http://jisho.org/kanji/details/%E6%99%B4%E5%BD%A6
mars 2, 2011 à 12:16 |
merci pour le lien vers l’article consacré à cet artiste, il m’a vivement intéressée.
mars 21, 2011 à 9:09 |
Oh c’est trop drôle comme coincidence ! J’ai récemment rencontré Nikita (oui oui, le Nikita que tu as roi aussi rencontré, le toulousain roux complètement décalé), et lui aussi se considère un peu comme le fils du soleil. (mais à cause de sa couleur de cheveux, pas de son nom). J’ai fait quelques photos de lui, je t’ai laissé le lien vers mon blog, elles sont dans le deuxième article et dans l’onglet "portrait", j’espère qu’elles te plairont !
Sinon, bonne continuation Marie Dinkle <3
mars 22, 2011 à 8:39 |
très jolies photos claire! et comment va ce jeune homme?
mars 22, 2011 à 3:01
Très très bien ! Toujours aussi déjanté et passionné
au passage : il aime beaucoup ce que tu fais !
mars 22, 2011 à 3:02
(et j’allais oublier : merci beaucoup !)
mai 18, 2011 à 8:43 |
Ce clochard japonais est un ami, cela fait drôle de le voir photographié ici, aussitôt je l’ai appelé pour lui dire que je l’avais vu sur ton site, il se souvenait de cette rencontre mais ignorait ton texte et la photo car il n’a pas d’internet!
J’ai aimé!
mai 18, 2011 à 9:22 |
Oui ! Génial ! J’espère que tu pourras lui lire ou lui montrer, j’ai tellement, tellement aimé cette rencontre! Je voulais lui imprimer et l’amener à sa gallerie et puis tu sais comment sont les choses, on remet au lendemain ! Merci !